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  • Retour sur les canicules de l’été 2019 et leurs conséquences sur l’agriculture

    Publié le : 10 septembre 2019

    Publié par : Gabriel Gross

    Auteurs : Matthieu Guimberteau et Stéphane Gin

     

    Cet été, la France a fait face à deux vagues de chaleur importantes. Dans plus de la moitié du territoire, les températures ont dépassé leurs valeurs maximales historiques. Le secteur agricole a été fortement touché par ces canicules, avec plus de 14.000 exploitations sinistrées. Pour comprendre ce phénomène, nous avons analysé les vagues de chaleurs de l’été 2019 et leurs caractéristiques par rapports aux canicules précédentes. 

    Pourquoi parle-t-on de canicule ?

    Deux vagues de chaleur importantes se sont succédées cet été. La première, du 25 au 30 juin, fut exceptionnelle de par sa précocité et sa forte intensité. Quelques semaines plus tard, du 21 au 26 juillet,une deuxième vague de chaleur très intense a touché à nouveau l’Hexagone. D’après Météo France, le record absolu en température maximale a été battu dans plus de la moitié de son réseau principal de stations.

    Cette manifestation météorologique est appelée canicule quand elle est caractérisée par des températures de l’air élevées, de jour comme de nuit, sur une période atteignant ou dépassant, pendant 3 jours consécutifs, les seuils d’alerte fixés par département. Ces seuils peuvent donc varier entre 31 et 36°C pour les températures diurnes et entre 18 et 24°C pour les températures nocturnes selon les localités. L’occurrence de cette vague de chaleur se produit généralement entre le 15 Juillet et le 15 Août.

    L’installation de la canicule est généralement favorisée par le positionnement de l’anticyclone des Açores. Quand il s’installe sur le nord ou l’ouest de l’Europe, les hautes pressions forment un obstacle au passage des perturbations atlantiques, et les vents d’est et du sud apportent de l’air chaud et sec sur la France. La persistance de ce « phénomène de blocage » conduit alors à des chaleurs exceptionnelles sur la durée et donc à une canicule telle que celle de juin 2019.

    Les prévisions d’une canicule sont issues de modèles météorologiques classiques intégrant les données d’observations permettant de prévoir le temps futur dans les 10 à 15 prochains jours. Le pic de chaleur attendu peut être lui détecté dès 5 à 7 jours en amont et la durée de l’évènement de chaleur est affinée jour après jour au cours des simulations du modèle.

    En quoi cette canicule se distingue-t-elle des précédentes ?

    Ces évènements de chaleur sont de plus en plus récurrents dans le nouvel état climatique actuel de notre planète. En effet, en France, une double vague de chaleur s’est déjà produite durant les étés 2010 et 2016, 3 vagues pendant l’été 2015 et quatre en 2017 (basé sur les épisodes de vigilance orange depuis 2010 selon Météo France).  En 2017 et 2018, à Chartres, les vagues de chaleurs se sont produites à plusieurs reprises entre fin Juin et début Août.

    Le caractère exceptionnel des canicules de ces dernières années réside aussi dans leur durée et intensité. La canicule d’août 2003 a été exceptionnelle par sa durée (2 semaines), son étendue géographique et son intensité avec un record de température dans le Gard à 44,1°C. Ce triste record a largement été battu le 28 Juin de cette année dans l’Hérault avec une température mesurée de 46°C. Entre le 30 Juin et le 4 Juillet 2015, la station Météo France de Chartres a systématiquement relevé des températures minimales et maximales supérieures à 16.5 et 32°C, respectivement. Entre le 24 et 28 Août 2016, les températures maximales relevées ne descendaient pas en-dessous de 34°C et les minimales étaient systématiquement au-dessus de 16°C.

    Enfin, les épisodes de canicule tendent à être plus précoces, tel que celui du mois de juin de cette année, ou plus tardifs, allongeant ainsi la période d’occurrence probable des canicules en été.

    Quelles conséquences pour l’agriculture ?

    Les cultures sont très concernées par des épisodes de canicules car des températures élevées en continues peuvent soit bloquer le cycle de développement – c’est le cas du maïs par exemple ou du blé avec l’échaudage – soit affecter le produit (perte de qualité) – c’est le cas pour la pomme de terre ou des oignons.

    Les couvertures paramétriques sont une bonne solution pour se couvrir contre les conséquences de la canicule. De par leur nature même, les contrats paramétriques sont des outils adaptés pour se couvrir contre le risque de canicule. Une couverture paramétrique est basée exclusivement sur un indice météo, dont le paiement se déclenche automatiquement en cas de météo défavorable. Le sinistre au sens traditionnel de l’assurance n’est autre que la météo défavorable. C’est la réalisation des conditions météorologiques défavorables définies dans le contrat d’assurances qui conditionne le paiement de l’indemnité.

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